Récit d'un après midi dans la campagne profonde de Montévrain.

Récit d'un après midi dans la campagne profonde de Montévrain.


"Si t'es fier de vivre à Montévrain tape dans tes mains!"
... Grand silence dans la salle (bruit de fond: criquets)



Dimanche 1 mars 2009.


En cette dernière journée de vacances, j'étais invitée à passer l'après midi dans la ville de mon pompomboy, connue (ou totalement inconnue pour la plupart des gens normalement constitués) sous le nom de Montévrain. Mon Dieu, rien que ce nom présageait une journée peu ordinaire. Avec un nom pareil j'aurai du m'inquiéter, mais non ! Toute confiante j'ai pris le volant pour visiter ce coin de Seine et Marne introuvable sur ma carte de France (heureusement il y a le GPS et Mappy).


Tandis que les kilomètres défilaient sur mon compteur, je commençais à sérieusement à me demander si je ne m'étais pas plantée de route et que je ne me dirigeais pas plutôt vers la Bourgogne. Mais non, un panneau m'indiqua bientôt que Montévrain n'était plus qu'à quelques kilomètres. Panneau qui il faut le dire était orné d'un sublime tag : « Si Si, 77 » au cas où les voyageurs auraient oublié le département dans lequel ils se trouvaient. Là je commençais à m'inquiéter : dans quel bled paumé allais-je atterrir ? Si les jeunes du coin se mettaient à taguer des panneaux de signalisation routière (panneau planté au beau milieu de nulle part d'ailleurs) c'est que la situation dans ces contrées éloignées était forcément désespérée.
Comme j'avais raison ! J'arrivais enfin à Montévrain. J'avais pris la seule route du village assez large pour permettre à deux voitures de se croiser. Car, comme je le découvris en m'engageant dans les innombrables ruelles où était censée se cacher la maison de Steven, ce hameau n'avait était conçu que pour accueillir des vélos, ou des poneys au grand maximum. Et quel merdier ! Des gamins sur la route, sur des BMX, me coupant la route toutes les trente secondes alors que je rêvais de pouvoir utiliser ma voiture pour me faire un chemin parmi tous ces fichus gamins ! Et puis les dos d'âne du coin, pfiiuu ! A faut pas avoir de problème de dos là dedans ! Ou alors faut avoir un 4X4 pour réussir à les passer correctement. Bref mon arrivée dans ce bled de campagne tenait plus du parcourt du combattant que d'une arrivée normale de personne civilisée.
Heureusement grâce à mon GPS de compète, je trouvais rapidement la maison de Steven. Welcome to the STEVEN'S HOUSE. Je me garais rapidement, bloquant toute la petite rue le temps que je saute de la voiture pour laisser le volant à mes parents (Z'avaient qu'à faire des rues plus larges na !), et allais sonner à sa porte. Il m'ouvrit tout de suite et me fit faire le tour du propriétaire. Avant même de rencontrer son père, je rencontrais son chien, le fameux Newton. Cette petite boule de poil blanche et courte sur patte me plut tout de suite. Avec sa petite tête et ses longs poils de balayette je le rebaptisais Swiffer.


Je découvrais ensuite le reste de la maison, joliment décorer par la maman de Steven. On s'installa ensuite dans sa chambre pour qu'il puisse déballer ses cadeaux d'anniversaire que je lui avais ramenés : un p'tit carton décorer de cartes pokémon parce qu'il a encore une âme d'enfant, une peluche singe parce qu'il est bizarrement obsédé par cet animal, un action man parce qu'il l'a demandé (« Fallait pas réclamer XD »), le tome 3 de Twilight, Moulin Rouge et une carte fait maison (comme d'hab, mais attention! Très bien écrite la carte ! Ca c'est déjà plus rare XD). Et même pas de gâteau dit donc !
Action Man a suscité chez lui un moment d'admiration désespéré. Et oui Steven rêve d'avoir des abdominaux au niveau des côtes et jusque dans les pectoraux. Et surtout il rêve d'avoir les mêmes jambes de caoutchouc. Et ben non ! Pas possible ! Désolée mon grand tu devras te contenter d'être un humain normalement constitué. C'est triste je sais mais c'est la vie.


Après ça je fit le tour de la chambre, et découvris certaine chose étranges : un chapeau de Davy Crockett, un lit bancal sur lequel il faut éviter de s'assoir sur le côté droit si vous ne voulez pas finir par terre et surtout d'étranges gâteaux, plus proches du biscuit pour chien que du gâteau fait pour un être humain. Il m'apprit que c'était ses Scoubiscuits et qu'il les partageait avec son chien Swiffer... Le Steven est vraiment une créature étrange.
Il m'employa ensuite pour relire sa lettre de motivation... C'est là que j'ai découvert que le français n'était que la LV2 de Steven ! Non parce que quand même, pour en arriver à écrire le mot profit comme ceci : profiLT, c'est soit qu'on est un jeune immigré soit qu'on commence juste à savoir écrire son prénom. Enfin bon on lui en veut pas, quand on vit à Montévrain on passe plus de temps dans les champs que sur les bancs de l'école. Bref cette relecture m'a bien fait rigoler. Quand il eut corrigé toutes ses fautes je l'autorisais à prendre un Scoubiscuit pour le récompenser.


Son petit biscuit engloutit, il m'emmena faire le tour de Montévrain Land. Bêtement je décidais de garder mes talons. Grosse erreur. En effet les trottoirs sont en option dans ce village, on a donc pris des chemins improbables pour avancer. Deux heures de marche à pied ont eu raison de mes pauvres petons pour le reste de la semaine. La prochaine fois j'viendrai en basket en jogging !


Mais cette sorties valaient le coup de risquer de devoir se faire amputer des deux pieds. Je crois que j'ai jamais autant ri en un après midi.


On a commencé par traverser une sorte de prairie déserte qui débouchait sur une route. Sur cette route : circulation automobile = 0 ; semblant de vie humaine = 0 moins. On aurait pu planter là un décor de Far West avec une boule d'épines séchées poussée par le vent traversant la fameuse route. Impressionnant. Il me montra ensuite la piscine municipale, c'est-à-dire: le lac du coin. A Montévrain on fait avec les moyens du bord. Pendant que nous faisions le tour de la « piscine » il me raconte l'histoire de la « maison hantée » du village. Apparemment, une très vieille demeure aurait brûlé il y a bien longtemps, entraînant la mort de ses occupant. Des travaux de reconstruction on soit disant étaient entrepris mais aurait tous étaient abandonnés... Ben tiens ! Toujours est-il que c'est dans cette maison que les dix gamins du village se réunissent à chaque Halloween pour jouer les p'tits durs à cuire. Forcément j'ai voulu voir cette fameuse maison ! Et là qu'est ce que je découvre : un Steven mort de trouille ! Monsieur a peur d'un reste de baraque abandonnée ! Bouuh Steven ! Bouh ! Il m'y emmena quand même en me mettant au parfum : « J'te préviens ! Compte pas sur moi pour rentrer là dedans ! » Muahahaha, poule mouillée va. On se mit donc en route pour « the Haunted House of Montevrain City »... Ben avant d'avoir peur faut déjà y arriver à cette fichue baraque! C'est loin ! Et Montévrain c'est pas du tout un bled pour marcheur paresseux ! C'est plein de montées et de descentes interminables et épuisantes ! En haut de la première montée j'étais K.O et pas loin de perdre un ou deux poumons. Heureusement, si il y a au moins une chose bien pensée dans ce foutu hameau, c'est le banc placé en haut de cette montée. Ouf ! Je me jetais dessus, et tout de suite ce petit bout de bois pour marcheur fatigué devint mon endroit préféré et mon meilleur ami du village. Je lui aurai presque crié : « Mon héro ! » tellement j'étais contente de pouvoir m'asseoir.


Mon souffle récupéré on se remit en route. A mi-chemin, un BMX conduit par un gamin à casquette nous dépasser en trombe. Steven m'expliqua qu'il s'agissait de George, la racaille de Montévrain. Muahahaha George XD. Mais quel nom de merde. (N'oublie pas que je veux son autographe Steven !) Quelques minutes après l'avoir croisé, nous tombions sur un petit cours d'eau. Là, dans ce minuscule ruisseau, gisait une poubelle. Encore une œuvre de George la racaille. Ce ruisseau abreuve tout le village, par sa faute, les Montévrinnois (XD deuxième nom de merde) seront à court d'eau potable pendant des mois. Quel fléau ce George !


Après de nouvelles montées interminables, nous arrivions enfin à la maison hantée. Mon Dieu quelle grosse marrade ! Tu parles d'un truc flippant ! Un gros tas de briques en forme de maison, rempli de débris et de planches de bois pourries ! Steven ne s'est pas trop mouillé en me disant qu'il ne rentrerait pas dedans, c'est tout simplement impossible. Les pièces sont remplies de gravats. Le nombre de bouteilles d'alcool étalées sur le sol me fit comprendre que le seul truc un peu effrayant du coin devait être les réunions d'alcooliques anonymes dans la forêt vierge qui sert de jardin à cette ancienne belle maison. C'est tout déçu d'être le seul à avoir peur que Steven me ramena dans le semblant de ville de Montévrain.


Il voulu me faire prendre un chemin étrange qu'il avait appelé « le chemin des bandits ». Grand seigneur, il se fit une épée avec un bout de bois pour pouvoir nous défendre au cas où on se ferait attaquer. Oui le Steven a une imagination débordante. Il joue aux cow-boys et aux indiens, ou à Star Wars quand il est en forme, tout seul, dans sa petite campagne. Je le regardai en riant tandis qu'il se prenait pour un grand chevalier armé d'une belle épée. Oui l'air de Montévrain attaque sévèrement le cerveau. Pas de bol, le « chemin des bandits » a été ravagé par un gros tracteur. Nous dûmes rebroussés chemin car bizarrement traverser une mare de boues avec ce qu'il restait de mes talons ne me tentait pas vraiment. Nous croisâmes Bérengère la laitière qui faisait ses livraisons en Twingo (Twingo achetée grâce aux subventions du village^^).


Après « the Haunted House », il voulut me montrer le centre ville. Appellation contradictoire quand on ne vit pas du tout dans une ville. Centre tout court aurait suffit. Bref, nous fîmes d'abord une nouvelle pause sur mon banc fétiche avant de nous lancer dans cette nouvelle aventure.


Décidément, Montévrain pourrait faire office de ville-fantôme ! Personne dans les rues, des voitures sans conducteurs, et pas un bruit dans les rues. Calme, trop calme. Et puis toujours ces rues pour Minimoys dans lesquelles la conduite demande une préparation psychologique intense avant d'oser prendre le volant. Nous arrivâmes dans le centre. Là l'unique restaurant du coin se dresse fièrement : « Au vieux Théâtre ». Rien qu'au nom et à l'aspect extérieur, on devine que c'est un restau traditionnel qui propose des rations de nourritures datant de la guerre de 14.


Non loin de là, on trouve l'épicerie. Elle est un peu le Carrefour, l'Auchan et le Val d' Europe du coin. Puis vient la place du marché. Place qui n'est d'ailleurs qu'un bout de trottoir pouvant accueillir trois stands au grand maximum. Selon Steven on y trouve : « un poissonnier, un fleuriste et un fromager. Si t'aimes ni le poisson, ni le fromage et qu'en plus t'es allergique aux fleurs t'es dans la merde ». XD
Un peu plus loin, on trouve la maison de George, et derrière la mairie. Là la route s'élargie un peu, permettant le croisement d'une Clio et d'une Twingo.Il est important de préciser que le maire de la commune n'ets autre que Nicolas Hulot. Pas étonnant, avec autant de champ et de forêt aux alentours, il fallait forcément un écolo à la tête du village. Attention, avec une carrière politique pareille, il finira bientôt président.

Steven voulu ensuite me montrer l'école du village. Pour la trouver on passa d'abord devant un immense terrain de foot. Terrain de foot totalement désert car les dix gamins du village ne suffisent pas à le remplir. Enfin, belle initiative de la commune que de vouloir occuper ces jeunes campagnards pour éviter qu'ils n'en soient réduit à jouer aux cow-boys et aux indiens comme le jeune homme qui me servait de guide pour la journée.


L'école primaire est très jolie, très design avec sa petite passerelle en verre de 5 mètres sur 2 totalement inutile. (^_^). Mais le mieux, c'est l'absence de barrière. En même temps mettre des clôtures serait totalement inutile, il n'y a nulle part où fuir à Montévrain.


Non loin de l'école on trouve la bibliothèque. Toute en bois, elle ressemble plus à une maison de bucheron qu'à un lieu de culture. On l'appellera « the Davy Crockett Library » et on dira que l'étrange chapeau de Steven (oui ton chapeau en peau et avec une queue de raton laveur) est un droit d'entrer permettant d'accéder aux deux étagères et aux trois livres du lieu. Livres qui sont : Un exemplaire de Madame Bovary, un Oui-oui et la gomme magique et Le minitel pour les nuls. Ce dernier livre étant indispensable à Montévrain où les ordinateurs n'ont pas encore fait leur apparition. Les seuls minitels du village sont possédés par The Davy Crockett Library et mettent environ 24 heures et 45 minutes pour s'allumer.


Après cette visite complète du hameau, nous prîmes le chemin du retour. Nous passâmes par une route plus fréquentée. Je faillis me faire écraser en oubliant que si elles étaient rares, les voitures existaient quand même à Montévrain. Dans le genre mort à la con, celle-ci aurait pu mériter une palme d'or. « Ecrasée par une Fiat Punto à Montévrain, en plein campagne », la honte. Enfin bref, après ça je constatais que plus on se rapprochait de la sortie de la ville, plus le nombre de voitures quittant Montévrain augmentait. J'en déduis donc que le hameau est sujet à des exodes ruraux et des flux migratoires intenses en direction de la civilisation de villes plus importantes comme Chessy ou Lagny. Ca expliquerait qu'on ne trouve que 800 habitants dans le bled de mon Pompomboy. (^_^)


Nous arrivâmes chez lui avant la nuit, heureusement car la nuit les loups rodent à Montévrain. Pour nous détendre, nous regardâmes the Grudge en mangeant des Scoubiscuit (BONS LES SCOUBISCUITS). Oui ça détend The Grudge ! C'est bien connu ! Désolée pour tous les fans de Sarah Michelle Gellar mais faut quand même avouer qu'elle joue vraiment mal dans ce film. Et en plus elle a un manteau pourri qui lui donne un étrange air de parenté avec le bonhomme Michelin.


Après le film, nous discutâmes encore un peu. Il m'apprit que le bambou qui poussait dans sa chambre était tout à fait fumable. Je lui montrais quelques photos de Russie (oui parce que je suis allée en Russie ! Niark !). Mais mes parents arrivèrent bien vite. Trop vite à mon goût.


C'est donc à 18h55 que mon après midi à Montévrain pris fin, et c'est le sourire aux lèvres que je rentrais chez moi.


Ben ma Banane j'veux juste te redire merci. Des aprèm comme celui là j'en ai pas tous les jours. J'ai beau me moquer de ton village qui a du servir à tourner les épisodes de la p'tite maison dans la prairie, j'l'adore. J'ai vraiment adoré cette journée et j'ai rigolé bêtement toute seule devant mon pc en tapant cet article.

T'as pas idée d'à quel point j'étais heureuse de te voir. Merci pour tout. Journée à refaire (^_^). J't'adore ma banane. <3<3<3<3



"Si t'es fan de George la racaille de Montévrain tape dans tes mains!"
CLAP CLAP!



# Posté le mercredi 04 mars 2009 06:31
Modifié le mercredi 04 mars 2009 14:50

J'aime pes les fruits de mer, pourtant de ces deux crevettes aujourd'hui je ne peux plus me passer. Mes ptits anges de neveux <3

J'aime pes les fruits de mer, pourtant de ces deux crevettes aujourd'hui je ne peux plus me passer. Mes ptits anges de neveux <3
# Posté le mercredi 01 octobre 2008 03:21

Ma Fille, Ma Fierté

 Ma Fille, Ma Fierté
"Avec elle jme tape des barres et on connaît pas la routine,
maintenant c'est sûr l'amitié c'est vraiment ma meilleure copine."




Parce que des Lucie comme ça y en a pas deux,

Parce qu'on partage tout,

Parce que comme on l'entend souvent on est inséparables,

Parce que c'est la fierté de la famille,

Parce que c'est mon amie, et une des meilleures qu'on puisse rêver avoir,

Pour toutes les crises de rire qu'on partage,

Pour tous les moments où on râle et où on en a marre (tu mprête ton écharpe?XD)

Simplement parce qu'elle est unique et formidable,

Ma Lulu, JE T AIME!!!!



"Avec elle jme tape des barres et on connaît pas la routine,
maintenant c'est sûr l'amitié c'est vraiment ma meilleure copine."



# Posté le mardi 30 septembre 2008 11:51
Modifié le mercredi 01 octobre 2008 03:13

Iti Sicile 2008... au rythme de nos branloux préférés

  Iti Sicile 2008... au rythme de nos branloux préférés


Un itinérant un vrai! Objectif d'Adrien atteint: une colo sans cellulite au bout de trois semaines! (^_^) Retour à la maison avec des cuisses en béton, je crois qu'on peut dire merci à l'Etna et au Vulcano pour ce résultat.



Un voyage marqué par quelques dérapages mais surtout beaucoup de plaisir (en ce qui me concerne en tout cas). Une dernière colo ensoleillée pleine de rire et qui m'a offert de magnifiques souvenirs.




Je ne ferai pas d'article à rallonge, je veux juste dire merci à tous les colons de Sicile pour les bons moments que nous avons partagé, et merci aux monos pour nous avoir organiser un voyage aussi beau.




Vous me manquez tous, j'suis pas prête de vous oubliez.

Plein de bisous à tous, bonne chance pour la rentrée.

Je vous adore.



Le mot de la fin: MIXITE!!! :D


# Posté le jeudi 28 août 2008 08:18
Modifié le dimanche 21 septembre 2008 11:47

Petit résumé de mon périple dans cette région convoitée par tous les vacanciers soucieux d'éviter la foule et le soleil des stations balnéaires, j'ai nommé: l'ALSACE

 Petit résumé de mon périple dans cette région convoitée par tous les vacanciers soucieux d'éviter la foule et le soleil des stations balnéaires, j'ai nommé: l'ALSACE
* * * Quand te reverrai-je,
Pays merveilleuuuuxxxx?" * * *





Ca y est, me revoilà enfin! Mes vacances familiales sont enfin terminées. Et, bande de veinards, ce retour est double vu qu'il s'accompagne d'un nouvel article! Fallait bien que je vous raconte mon wonderful trip in Alsace, ça vaut le détour. Allez pleurez pas, oui ça va encore être long, mais je vous ais épargné pendant des mois, vous pouvez bien lire au moins les trois premières lignes. (^_^)


Bien, commençons. Comme tous ceux qui me connaissent un peu le savent, ces premières semaines de vacances ont été synonymes d'ennui mortel. Why? Ma foi j'ai rien contre mes parents mais disons que passer deux semaines avec eux en réussissant à préserver sa santé mentale relève du miracle. Cette année le défi fut double puisque nous avons mis les voiles sur la région à éviter à tout pris en été: l'Alsace.
Précisons que je n'ai STRICTEMENT rien à voir avec le choix de cette destination. Non, au départ j'avais même l'espoir que mes parents accepteraient de partir dans le sud. Mais non pas du tout! Quelle idée Claire voyons! Le sud! Allons, allons, tu disjonctes ma grande! En fait, ils se sont révélés particulièrement sadiques: ils ont fait semblant de prendre en compte mon avis concernant ces vacances pour ensuite PAF m'annoncer que non cet été c'était l'Alsace que nous irions voir.
Voici en gros ce que ça a donné:


Ma mère: " Alors Claire, tu voudrais partir où cette année?"

Moi:" Ben dans le sud! Au soleil! A la mer!"

Mes parents: "Le sud... Mouais. Sinon y a l'Alsace!"

Moi:"Vous êtes pas sérieusement sérieux là?"

Eux: "Ben si pourquoi, c'est une jolie région, pleine de vignoble et de villages pittoresques. Ouais ça nous plaît bien. Bon allez ce sera l'Alsace!"

Moi: "Yeah super! La région de la choucroute! Ca va déchirer sa maman la méchante!"

Eux: "T'as fini de râler? Bon dans quel village on va aller..."

Moi:" Et une ville ça vous tente pas sinon? Vous savez un endroit ou on croise des gens, ou on a pas l'impression d'être seul au monde."

Ma mère: "Ah, Lulu ta fille se lasse des gîtes un peu isolés."

Mon père: Bon... ben on peu toujours regarder sur Strasbourg... Mais sinon j'ai trouvé cette jolie maison au Howald. C'est un village plutôt mignon apparemment. Y a plus qu'à réserver."

Ma mère: "Oh mais elle est magnifique cette location! Bon réserve avant qu'elle nous passe sous le nez!"

Moi:" Chouette, si j'comprends bien on va encore être complètement paumé dans la campagne."

Mes parents: " Mais non... tu verras c'est très touristique l'Alsace! Y aura plein de monde! Et ce village ne doit pas être aussi isolé qu'il en a l'air."

Moi: "Ben voyons..."

J'adore mes parents, c'est si mignon de faire semblant de tenir compte de mes envies pour se donner bonne conscience...

Un mois plus tard nous prenions la route en direction de cette soit disant région "très touristique" et de ce soit disant "village pas si isolé qu'il en a l'air".
Le voyage fut agréable: bercée par les douces paroles de mes parents, je m'endormis rapidement.

Mon père: " Oh mais puisque je te dis qu'on est sur la bonne route! Regarde ta carte bon sang! Puis pourquoi t'as pas branché le TomTom?!"

Ma mère: "Mais tu m'agaces! Je t'ai dit que TomTom est au fond d'une valise, au fond du coffre! Tu m'écoutes un peu?!"

Mon père: "Mais oui j't'écoute, arrête de t'énerver un peu!"


Oui, à savoir, qui n'a pas les nerfs solides ne peut pas prétendre vouloir partir voyager avec mes parents. Heureusement qu'on a inventé les ipod pour masquer le bruit de ces disputes inutiles.
Six heures et quelques détours plus tard, nous arrivions enfin au Howald. Le HOWALD! Ce nom signifiant "la haute forêt" en français, dissuaderait n'importe quel vacanciers un peu censé de faire demi tour et de prendre l'autoroute en direction du sud... Mais pas mes parents. Ils ont traversé le village de part en part en s'extasiant sur "la beauté de ce petit village si calme, si tranquille". Ca pour être tranquille, c'était tranquille! On a croisé trois personnes, et évidemment des vieux. Première impression: AU SECOURS JE VEUX MA MAISON!


Nous nous sommes ensuite mis en quête de trouver le gîte... après moult arrêt et demi tour, nous avons enfin trouver le chemin qui y conduisait. Plus nous nous rapprochions de cette location, plus mon moral approchait du point zéro. La maison se trouve à trois kilomètres du village, tout au bout de la route. Lorsque j'ai extirpé ma carcasse de la voiture, j'ai eu l'impression d'être au bout du monde: en plus d'être à l'autre bout du village, le gîte est placé au beau milieu d'une colline et est entouré par la forêt. J'ai rien contre la forêt, j'aime la nature et tout, mais disons que j'avais pas l'intention de passer deux semaines à me promener dans les bois pour tuer le temps. Je poussai un gros soupir et suivis mes parents à la rencontre de la propriétaire. La proprio... un sacré numéro! Une femme drôle et pétillante, bavarde mais intéressante et totalement nature. Je l'ai tout de suite adoré. Elle nous a fait visiter la maison, plutôt jolie d'ailleurs, et nous a inviter à prendre un ptit apéro.


Le soir, en défaisant mes bagages je fus une nouvelle fois déçu en constatant qu'il n'y avait pas un brin de réseau dans ce gîte. Grosse déprime, j'allais même pas pouvoir téléphoner à ma Lilou pour lui raconter la galère dans laquelle mes parents m'avaient embarqué.
Cette déception fut suivie d'une autre: en arrivant au salon, je trouvais mon père assis sur une chaise à jouer avec la télécommande de la télévision. Me voyant entrer il m'annonça: "Tu sais quoi! Y a qu'une seule chaîne française! Arte! tout le reste c'est des chaînes allemandes"
NOOONNNN!!!! On était samedi et j'allais louper le premier épisode de Lost parce que mes parents avaient choisi le seul gîte de France qui ne soit pas relié au satellite français et aux opérateurs Orange. A partir de cet instant j'haïs cette région.
Heureusement, je suis folle de lecture, et j'avais ramené cinq livres pour m'occuper les premiers jours. A la fin de la première semaine il fallu en racheter cinq nouveau. Je restais plongée dans mes livres à chaque fois que nous restions au gîte. Résultat des cours: 10 livres lu en 14 jours. Ca va bon score.


Notre première matinée en Alsace fut marquée par une pluie d'enfer... Ce qui n'a pas empêché mes parents de me traîner en rando dans la forêt. Hummm la forêt sous la pluie, quel plaisir. Cette boue qui colle à vos chaussures, qui vous alourdit et qui vous ralentit. Ces gouttes d'eau qui viennent vous cingler le visage et qui ruissellent le long de votre coup, jusqu'à ce que vous soyez entièrement trempé et que vous vous mettiez à frissonner. Et mes parents qui malgré tout gardent la pêche et rient de me voir tirer une tête d'enterrement. Tout plein de petites choses qui vous mettent les nerfs en pelote et vous donne envie de ficeler vos parents à un arbre et de les laisser prendre la flotte pendant que vous faites demi tour pour rentrer au chaud. Dommage, j'avais pas pensé à prendre une corde pour les attacher et j'ai donc du les suivre et les supporter.


Le lendemain, comme presque tous les autres jours, fut également marqué par la pluie. J'eus un sourire en repesant à mes parents qui avaient osé me dire: "prend des pantacourts, il peut faire très chaud en Alsace!". Pantacourts et tongs n'ont pas quitté ma valise puisque la pluie n'a cessé que pendant deux jours et que les températures atteignaient au maximum les 18 degrés. Je recommande cette région pour tout personne ayant peur du soleil et ne supportant pas l'idée d'être bronzée.
Mes parents, n'ayant pas envie de m'entendre bougonner aujourd'hui, m'épargnèrent une nouvelle randonnée et choisirent de m'emmener visiter les villages aux alentours. S'il y a bien une chose que j'ai aimé en Alsace ce sont les villes et les villages. Les rues sont vieilles, toutes pavées et étroites. Quant aux maisons, en les regardant on assiste à un feu d'artifice de couleurs. Toutes sont peintes de teintes vives qui rendent les villages plaisant et qui vous donnent envie de vous y promener tout l'après midi.


Les jours suivants nous continuions à visiter tous les villages que l'on trouvait sur notre route: entre Riquewihr, Eiguisheim, Andlau et tout le bazard, on ne savait plus ou donner de la tête. Tous sont beaux, mais tous sont morts, c'est hallucinant le peu de personnes que l'on a croisé. Même lorsque nous sommes allés à Strasbourg et à Colmar, qui sont deux villes réputées et plutôt grande, tout semblait éteint, trop calme pour une ville. Même à Tournan en Brie c'est plus vivant que là bas! Au moins ça a empêché mes parents de continuer à me bassiner avec leur refrain: "mais si, mais si, c'est très touristique l'Alsace!". Néanmoins ce sont quand même de belles villes dans lesquelles j'ai aimé me promener. Je ne vous décrit pas tout en détail car j'ai la flemme et que je n'écris pas comme Balzac, mes descriptions ne vous permettraient pas d'imaginer les villes telles qu'elles sont.


Je passe en accéléré le reste du séjour qui fut rythmé par de nombreuses autres visites de villages, de tous les châteaux forts de la région (marre des châteaux), de quelques musées et de deux nouvelles rando qui m'ont mises de sacré mauvais poil. (^_^) Sans oublier la pluie. Axelle c'est une région pour toi.


Finalement, à force de compter les jours, la veille du départ a fini par pointer le bout de son nez. Et pour cette dernière journée mon père a choisi de nous achever ma mère et moi. Au programme: la visite de deux musées en une seule journée. Mais pas n'importe quels musées attention, non, non, le musée de l'automobile et le musée du train à Mulhouse. SUPER!... Ou pas. Autant le premier ne me dérangeait pas, j'ai beau ne rien connaître aux voitures, j'aime bien ça quand même. Et puis je pensais qu'il y aurait pas mal de voitures récentes... Arrête de penser ma grande, tu te plantes à chaque fois. La seule voiture actuelle que l'on a pu voir c'était la Bugatti Veyron. MA VOITURE! Celle là je la veux elle est magnifique! Bref. Tout le reste c'était d'anciennes voitures, depuis la première automobile, jusqu'à l'époque des deux chevaux, des 4L et des premières formule 1. C'est joli ok, mais j'peux vous dire que déambuler à travers 20 000 mètres carrés d'exposition de belles bagnoles ça a de quoi lasser au bout d'un moment.

A 14heures, on a enfin réussi à extirper mon père du musée. J'approchais dangereusement de la rupture nerveuse. J'avais pris mon p'tit déj' à 9 heures et j'avais faim, TRES faim. Et je suis pas aimable DU TOUT quand j'ai les crocs. On s'est donc jeté dans le premier restaurant que l'on a trouvé et j'ai eu droit à la plus grosse assiette de spaghetti de ma vie pour me requinquer. Ouf, rupture nerveuse évitée.

Après ce copieux repas, direction le deuxième musée... celui du train... celui qu'on aurait bien voulu esquiver avec ma mère. Pas de bol, mon père voulait "absolument" y aller. Bon et bien allons-y. On a failli devenir folles en découvrant que c'était presque aussi grand que le premier musée. 16 000 mètres carrés remplis de locomotives. Autant vous dire qu'après les voitures, ça nous a laissé franchement indifférentes. Ma mère a écouter les babillements enthousiastes de gosse émerveillé de mon père jusqu'au bout. Moi j'ai craqué. Après trois répliques du genre "Claire t'as vu ce train! Il est magnifique! Tu te rends compte que c'est là dedans que je voyageais à ton âge! Ca t'étonne pas?" Comment te dire avec tact? Non? Ouais c'est le mot. J'ai parcouru toutes les salles au pas de charge et je me suis jetée sur le premier banc que j'ai croisé en maudissant tous ces fichus musées qui mettent mes pieds à l'agonie. Heureusement, une demie heure plus tard, ma mère était lasse aussi, et mon père a bien été obligé de nous suivre à la voiture. ENFIN! Ca y est le dernier jour touchait à sa fin! Le lendemain on allait retrouver la maison! Bizarrement d'un coup j'étais super joyeuse. (^_^)


Le matin du départ tout est allé très vite: le ménage à fond dans la maison, l'empilage un peu à la barbare des bagages dans le coffre, les au-revoir avec notre chère propriétaire et hop là en route. On a mis une heure de moins qu'à l'aller pour rentrer. Le pied. Donc voilà depuis vendredi je savoure ce retour au port. On est si bien chez soit finalement. (^_^) Et en plus top du top, il fait beau et je vais bientôt voir mes chéries! Alors franchement que demander de plus.


Voilà, à présent petit lecteur aux yeux fatigués, tu sais tout ou presque de mon début de vacances. Et si tu me racontais le tien? (^_^).


Sur ce bonne fin de journée!





* * * Quand te reverrai-je,
Pays merveilleuuuuxxxx?" * * *
# Posté le lundi 21 juillet 2008 08:15
Modifié le mardi 22 juillet 2008 05:48